Congo, la terre des aïeux

Congo, mon Congo
La terre de mes aïeux
Dans ton sein mes ancêtres ont vu le jour
Autrefois terre sereine avec eux

Mais ! Pourquoi ?
O ! Congo
Mieux vaut pour moi la vie avec rien
Que ma mort dans un cercueil en or
Pourquoi ! Pourquoi ! Congo
Pourquoi me fais-tu gémir ?

Je pourrai faire de toi une école
Pour mieux apprendre la liberté
Celle que nous chantons tous les jours haut et fort
Si j’étais au théâtre
Un grand rire jaillira de ma bouche
Un rire, hélas, saturé d’émoi 

Congo, mon Congo
Laisse-moi grandir.

Hommage au Poète

Va, la terre avale le genre humain
Me disais-je avec mon vers sur la langue
Comme un défroqué éreintant
Qui rampe sur un cauchemar endiablé

J’aimerais que tu saches la terre perd la raison
Et que tu reviennes poursuivre ton combat
Dans ta gloire et ton dynamisme scintillant
Car tu es un berger magnanime

Crie de là-haut et chante cet hymne de paix
Pour ce monde qui devient fou
Et où les vaches deviennent folles
Vibre le clairon, sinon c’est la fin de tout.

Carjo Mouanda
Poèmes extraits de : « Cri de Douleurs »
Editions Lire et Méditer, 2013